
Le monde à l'envers
Pourquoi se déguise-t-on à Carnaval ?
Pourquoi se déguise-t-on à carnaval ? Les costumes te permettent de jouer un autre personnage et de représenter un « monde à l’envers ». Tu apprendras aussi quel lien unit Mardi gras et le Carême. Puis tu raconteras ces idées à l’aide d’un tableau dessiné et d’un jeu où tu échangeras les rôles avec un adulte.
À préparer pour le Mardi gras 2027 : mardi 9 février 2027
- Âge6-11 ans
- Durée45 min
- NiveauFacile
- AdulteUn adulte aide
En bref
Tu obtiens le tableau « Le monde à l’envers », composé de quatre feuilles : un masque dessiné, une couronne dessinée et deux scènes où les rôles sont échangés. Tu peux t’appuyer sur ces images pour expliquer comment un déguisement transforme l’apparence et permet de jouer un autre rôle.
Pourquoi se déguise-t-on à Carnaval ?
À Carnaval, se déguiser permet de changer d’apparence, de jouer un autre rôle et de participer à une fête collective. Pour l’expliquer aux enfants, partez d’une situation facile à mimer : une personne se tient droite, prend une voix solennelle et joue un roi. Elle reste elle-même, mais ses gestes et sa voix font reconnaître un personnage.
Il n’existe pas une seule explication valable pour tous les carnavals. Selon les lieux et les époques, les costumes accompagnent des défilés, des jeux, des spectacles ou des moqueries. Présentez trois idées aux enfants : devenir quelqu’un d’autre, renverser les rôles habituels et faire la fête avant une période traditionnellement plus sobre. Prévoyez environ vingt minutes pour lire et discuter les cinq premières sections.
Au Moyen Âge, une fête qui change les règles
Dans l’Europe chrétienne du Moyen Âge, des réjouissances précèdent le Carême. Les pratiques varient selon les lieux et les périodes : repas, jeux, cortèges et déguisements peuvent faire partie des festivités. Ne présentez donc pas le Carnaval comme une fête inventée en une seule fois par une personne, ni comme une coutume identique dans toutes les villes.
Pour rendre cette histoire concrète, demandez aux enfants de décrire un repas quotidien, puis d’imaginer un cortège de personnes costumées. Qu’est-ce qui change dans les vêtements, les gestes ou les sons ? Cette comparaison permet de distinguer la fête de la vie ordinaire. Précisez que la scène imaginée aide à comprendre une idée : elle ne reproduit pas un carnaval médiéval précis.
Le monde à l’envers : échanger les places pour rire
Le « monde à l’envers » désigne un renversement temporaire de l’ordre habituel. Dans certaines fêtes, une personne ordinaire peut jouer un roi de fantaisie ; les puissants peuvent être imités ou tournés en ridicule. Expliquez que ce jeu ne supprime pas réellement les différences de pouvoir. Les usages et les limites restent variables selon les sociétés.
Après la réalisation du tableau, organisez un premier jeu de cinq minutes : l’enfant devient maître de cérémonie et vous devenez son assistant. Il choisit parmi trois consignes convenues ensemble : saluer, marcher lentement sur place ou applaudir doucement. Exécutez les consignes, puis échangez les rôles. Restez dans un espace dégagé et n’acceptez aucune consigne humiliante, aucun contact imposé ni aucun geste dangereux.
Le masque permet de devenir quelqu’un d’autre
Un masque cache une partie du visage et donne des indices sur un personnage : un bec évoque un oiseau, des moustaches peuvent évoquer un chat. Il peut aussi rendre la personne moins reconnaissable. Expliquez que cet anonymat fait partie de certains carnavals, sans être indispensable : un costume peut se porter à visage découvert.
Pour le tableau, proposez un masque entièrement dessiné sur une feuille, sans découpe et sans le porter. Demandez aux enfants de réfléchir à deux expressions : quels sourcils et quelle bouche donnent un air surpris ou sérieux ? Ils choisiront ensuite une expression à dessiner. Distinguez bien ce dessin d’un masque destiné à être porté : ici, il sert à observer comment des traits suggèrent un personnage.
Mardi gras, juste avant le Carême
Dans le calendrier chrétien occidental, Mardi gras précède le mercredi des Cendres, qui marque le début du Carême. Cette période prépare la fête de Pâques et comporte traditionnellement des pratiques de jeûne ou d’abstinence. Le mot « gras » renvoie aux aliments riches consommés avant les restrictions alimentaires, dont les règles ont varié selon les époques et les communautés.
Pour les enfants, résumez ainsi : les festivités précédaient une période où les pratiques religieuses prévoyaient de manger autrement. Précisez qu’aujourd’hui, il n’est pas nécessaire de pratiquer une religion pour participer au Carnaval. La date de Mardi gras change selon les années, car elle dépend de celle de Pâques. Distinguez cette journée du Carnaval, dont les festivités peuvent s’étendre sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines selon les lieux.
Raconter cette histoire avec presque rien
Rassemblez quatre feuilles A4, soit environ 21 × 30 cm chacune, un crayon à papier, une boîte de crayons de couleur et quatre morceaux de ruban adhésif d’environ 5 cm, détachés par vos soins. Aucun autre accessoire n’est nécessaire. Après les vingt minutes de découverte, prévoyez quinze minutes pour les dessins et l’assemblage. Consacrez une feuille au masque et une à la couronne. Sur les deux autres, faites représenter les mêmes personnages avant et après l’échange des rôles : par exemple, un adulte donne une consigne, puis un enfant devient maître de cérémonie.
Privilégiez de grands dessins simples pour tenir dans le temps prévu. Disposez les quatre feuilles en carré, dessins contre la table, puis reliez chaque paire de bords voisins avec un morceau de ruban adhésif. Retournez le tableau ensemble. Terminez par dix minutes de jeu : les cinq minutes d’échange des rôles décrites plus haut, puis cinq minutes pour mimer un personnage à tour de rôle et expliquer quel dessin lui correspond. Le tableau reste posé sur la table ; il n’est pas porté.
Pour les plus jeunes, proposez des personnages schématiques et faites raconter les scènes à voix haute. Pour les plus grands, demandez d’ajouter au crayon une courte légende sous chaque dessin, par exemple « L’assistant devient chef ». En classe, répartissez les quatre dessins entre quatre groupes et distribuez le matériel entre eux. Prévoyez davantage de temps si vous souhaitez que chaque groupe présente sa feuille. Sans imprimante, la réalisation reste identique : tous les éléments sont dessinés à la main.
Pour les parents et les enseignants
Accompagnez la lecture et adaptez le vocabulaire à l’âge de l’enfant : expliquez « cortège » par « groupe qui défile » et « abstinence » par « fait de ne pas consommer certains aliments ». Les restrictions du Carême sont présentées comme un élément historique et religieux, jamais comme une consigne alimentaire pour l’enfant. Détachez vous-même les morceaux de ruban adhésif et aidez à retourner les feuilles assemblées. Cette réalisation ne demande ni ciseaux, ni perçage, ni masque porté. Pendant les jeux, gardez les déplacements sur place et rappelez que chacun peut refuser un rôle. Si les dessins demandent plus de temps, raccourcissez les mimes ou poursuivez lors d’une seconde séance.
Questions fréquentes
Le Carnaval a-t-il été inventé au Moyen Âge ?
Évitez de lui attribuer une naissance unique. Les carnavals se sont développés à travers des traditions variées. Le Moyen Âge fournit un repère pour expliquer les fêtes précédant le Carême dans l’Europe chrétienne, mais pas une origine simple et universelle. Distinguez ce repère historique des formes actuelles du Carnaval.
Pourquoi porte-t-on un masque plutôt qu’un simple costume ?
Le masque transforme directement le visage et peut dissimuler l’identité. Expliquez toutefois qu’il reste facultatif : un vêtement, une posture ou une voix peuvent suffire à interpréter un personnage. Dans l’activité proposée, le masque est seulement dessiné et exposé ; aucun accessoire n’est placé sur le visage.
Faut-il être croyant pour fêter Carnaval ?
Non. Vous pouvez expliquer le lien historique de nombreux carnavals avec le calendrier chrétien tout en précisant que les participants peuvent avoir des convictions différentes. Présentez séparément l’histoire de la fête et les raisons personnelles d’y participer aujourd’hui, comme défiler, se déguiser ou jouer un personnage.
Comment participer sans acheter de déguisement ?
Proposez un rôle reconnaissable par un geste ou une manière de parler : un roi qui salue, un chef d’orchestre qui dirige ou un maître de cérémonie qui annonce la suite. Vous pouvez ainsi organiser le jeu des rôles échangés sans costume ni accessoire. Le tableau dessiné sert ensuite de support pour raconter ce qui a changé.



